« Aujourd'hui, maman est morte. Ou peut-être hier, je ne sais pas. »...
Tout repose sur cette première phrase.
Dans sa concision extrême, sa sibylline clarté, cet incipit intriguant nous plonge d’emblée dans le monde étrange du personnage central.
Meursault ne pleure pas à l'enterrement de sa mère. Il passe alors pour étranger au monde qui l'entoure, un être sans émotion, sans cœur, non conforme aux traditions ancrées, à la normalité ambiante.
Pourtant, lors d'une altercation sur une plage, malgré son apparente indifférence, il protège son voisin et sous l'écrasante chaleur, sous la présence étourdissante du soleil, il tue un arabe totalement inconnu à ses yeux.
Le procès s'ouvre alors...