Présenté par La Luciole
Glam Rock / Riffs incendiaires / Théâtralité Vintage
Si vous pensiez que le glam rock s’était éteint avec les années soixante-dix, préparez-vous à un choc thermique. Gyasi (prononcez Jah-See) débarque à La Luciole avec ses platform boots, ses tenues pailletées et une attitude incrédule de rock star moderne. Après avoir conquis Nashville et bluffé la presse rock hexagonale (album live encensé par Rock & Folk, portrait dans Paris Match), ce guitariste prodige vient raviver la flamme d’un rock outrancier, théâtral et furieusement électrique.
Quelle est son histoire ?
Le parcours de Gyasi ressemble à un roman. Élevé par des parents bohèmes au fond des bois de Virginie-Occidentale, loin de la culture de masse, il grandit dans un chalet sans télévision. À l’âge de six ans, ses parents lui offrent une guitare dénichée dans un marché aux puces. Le déclic esthétique a lieu en 1992, lorsque sa famille accueille des immigrés russes qui débarquent avec une collection monumentale de vinyles : c’est la découverte de Led Zeppelin, de Bob Dylan, puis de l’âge d’or du rock britannique.
Plus tard, lors de ses études à la prestigieuse université de Berklee, son ADN musical explose : tout ce qu’il compose transpire le glam rock. Maquillage outrancier, androgynie sexy totalement assumée et vestiaire cuir et strass, il s’exile à Nashville où il enregistre lui-par-lui ses morceaux sur bandes analogiques dans son studio de maison. Repéré par le label défricheur Alive Records (qui a découvert les Black Keys), il est aujourd’hui adoubé par des figures aussi radicales qu’Henry Rollins.
À quelle ambiance s’attendre sur scène ?
Le concert de Gyasi est une œuvre d’art totale, un happening où la mode, le storytelling visuel et la virtuosité à la six-cordes fusionnent. Ne cherchez pas de tiédeur ici, le show est pensé comme un duel à l’épée, frénétique et spectaculaire.
Le live est une machine à remonter le temps dopée aux exigences du XXIe siècle, alternant entre :
Un hybride glorieux entre l’extravagance de Marc Bolan (T. Rex) et l’univers du premier David Bowie,
Des riffs de guitare hurlants et des solos habités inspirés du jeu de Mick Ronson,
Une rythmique heavy et des gimmicks sonores vintage capturés sur son dernier album live Rock N’Roll Sword Fight,
Une énergie scénique incendiaire et un magnétisme provoquant qui balaient instantanément l’ennui.
Le mot de la salle : Nous avons craqué pour Gyasi parce qu’il possède ce « feu sacré » devenu rare. Loin d’un simple exercice de nostalgie passive, il s’approprie les codes du glam avec une liberté et une compétence technique bluffantes. C’est un concert idéal pour tous ceux qui ont envie de vivre une performance rock brute, visuelle, un peu folle et intensément généreuse. Préparez-vous à en prendre plein les yeux et les oreilles !