Présenté par Théâtre La Pépinière (LR 217938).
SARKOLLANDE (COMEDIE IDENTITAIRE)
Le public assistera à un stand-up (épisode 4).
2005. Nicolas Sarkozy entre sur la scène d’un “Comedy club”. Il va traverser sous la forme d’une huitaine de sketchs les moments-clés de la campagne qui l’a mené à l’Elysée, puis de son quinquennat au pouvoir (du « kärcher » à la campagne identitaire de 2012, en passant par la crise économique de 2008 et sa rencontre avec Carla Bruni).
Pendant la représentation, Nicolas Sarkozy entrera en contact, et parfois en confrontation, avec le public du spectacle. Ici, le rire est jouissif parce que provoquant, urticant, méchant — bref, on parlera d’un rire « de droite ». Le stand-up devient la métaphore de l’incarnation du pouvoir “sarkozienne” : transgressions, amour et exposition de soi, vivacité. En 2012, alors qu’il veut rester sur scène, N.Sarkozy est chassé de la scène par François Hollande.
Le public assistera à un spectacle de clown (épisode 5).
2012. Le clown de F.Hollande entre en scène, plein de promesses de changement, parce que « le changement, c’est maintenant ». Las ! Son bureau est de travers, les problèmes de la France — chômage, crise économique, terrorisme — pèsent lourd et tout se casse la figure malgré la bonne volonté du clown. Ici, le spectacle change de nature. Un autre rire est convoqué, un rire plus naïf, moins méchant, plus rassembleur peut-être aussi — bref, un rire « de gauche. » Le spectacle du clown, comme, peut-être, le mandat de F.Hollande, sera balayé par les attentats djihadistes de 2015, au cours desquels selon les mots du Président « ce sont des Français qui ont tué d’autres Français. » Alors que s’égrènent les noms des victimes des attentats, une spectatrice interrompt le spectacle….
Elle s’appelle Leïla Merabet. Jeune femme issue de l’immigration maghrébine, elle va raconter, dans un récit épique à la croisée des chansons de geste médiévales et de la série Bref, les splendeurs et les misères de son parcours : avocate d’affaire, elle vote Nicolas Sarkozy en 2007 — parce qu’elle se retrouve dans l’ambition du candidat de la droite, parce qu’elle aime sa capacité à transgresser les codes, parce qu’il défend ses intérêts. Puis, devant le tournant identitaire pris par la campagne du Président en 2012, Leïla Merabet finira par voter François Hollande. Sa vie prendra un tournant inattendu lorsqu’elle tombera amoureuse, le soir du 6 mai 2012, de Ludovic Müller, un jeune artiste issu de la France périphérique. Ensemble, ils formeront un couple qui se déchirera en même temps que la société française devant la montée du terrorisme djihadiste.
Texte - Julien Campani, Léo Cohen Paperman et Clovis Fouin
Mise en scène - Léo Cohen Paperman
Collaboration à la mise en scène - Esther Moreira
Collaboration artistique (clown de F. Hollande) - Valentin Boraud, Julien Campani
Avec - Valentin Boraud, Clovis Fouin et Ada Harb
Scénographie - Anne-Sophie Grac
Costumes- Manon Naudet
Maquillage et coiffures - Pauline Bry
Lumières - Léa Maris
Création sonore - Lucas Lelièvre
Régie générale et lumières- Thomas Mousseau-Fernandez
Région son - Léonard Tusseau
Direction de production Léonie Lenain
Diffusion Anne-Sophie Boulan
Administration Clara Rodrigues
Communication & Médiation Lucile Reynaud
Logistique - Juliette Lecourt
Presse - Francesca Magni
Durée estimée : 1h40
Tout public à partir de 14 ans
Réservation pour les personnes à mobilité réduite : 01 42 61 44 16