Présenté par l'Athénée Théâtre Louis-Jouvet (L-R-21-6500 / 6531 /6532 /6507 / 66503)
D’après Monsieur Vénus de Rachilde
Musique Martin Matalon
Adaptation Alfredo Arias
Mise en scène et chorégraphie Alfredo Arias, Diana Theocharidis
Costumes Chloé Obolensky assistée de Luca Costigliolo
Conception sonore Rémi Le Taillandier
Lumières Alfredo Arias
Avec
Raoule de Vénérande Clara Barbier Serrano (soprano)
L’Intruse Diana Theocharidis (comédienne et danseuse)
Anthony Millet (bandonéon, accordéon, accordina)
Et la participation d’Alfredo Arias
20h
16h le dimanche
Durée 1h10
Monsieur Vénus de Rachilde est l'un des romans les plus provocateurs et les plus queer avant l’heure de la littérature française. Alfredo Arias et Diana Theocharidis ont choisi de porter cette œuvre sur scène dans un monodrame chanté par Clara Barbier Serrano, accompagnée des accordéons de Martin Matalon. Une forme minimaliste pour une passion sans limites, celle de Raoule, qui façonne et détruit à la fois l'être qu'elle désire et celle qu'elle est.
Écrit en 1884 et publié avec la dédicace « Nous dédions ce livre à la beauté physique », le roman de Rachilde Monsieur Vénus est considéré comme l'une des œuvres les plus scandaleuses et les plus provocatrices de son époque. Elle fut interdite puis censurée et son autrice, jeune aristocrate parisienne âgée de seulement 24 ans, dut en assumer les conséquences judiciaires.
Monsieur Vénus raconte l'histoire de Raoule de Vénérande, aristocrate et femme fatale, et de Jacques Silvert, un jeune homme du peuple tombé entre les mains de Raoule. Tous deux sont engagés dans une relation inégale, dans laquelle elle impose l'inversion de leurs genres et de leurs sexes. Pourtant, ce n’est pas le désir d’échapper à l’ennui ni la recherche du plaisir sexuel qui animent Raoule, mais l’ambition radicale à se créer une nouvelle identité, plus satisfaisante que le rôle social monotone et pesant qui lui est imposé. Dans une mise en scène minimaliste et hypnotique, Alfredo Arias et Diana Theocharidis distillent l'essence troublante du roman jusqu'à son noyau le plus brûlant : un seul corps sur scène, celui de Clara Barbier Serrano, qui incarne tour à tour Raoule et Jacques, le désir et l'objet du désir. Les accordéons de Martin Matalon tissent autour d'elle une partition dont les dissonances épousent les contradictions d'une héroïne que rien, ni les genres ni la morale, ne peut contenir.
Coproduction Prima donna et Compagnie Cadéëm, Opéra national de Grèce - Scène alternative à Athènes, Centre Henri Pousseur à Liège
Avec le soutien du ministère de la Culture
Avec l’aide du Fonds de soutien aÌ la Création Lyrique et de l’Adami
Avec la collaboration de GMEM Centre national de création musicale à Marseille et du Teatro San Martin à Buenos Aires
Avec le soutien à la commande de la Fondation pour la Musique Ernst Von Siemens
Coréalisation Athénée Théâtre Louis-Jouvet
Réservations pour les personnes à mobilité réduite : 01 53 05 19 00