KADAVAR dernier album, K.A.D.A.V.A.R., paru le 7 novembre 2025
Qu’est-ce qui manque encore, au fond, avant l’Apocalypse ? Du feu tombant du ciel ? Des sauterelles ? Des océans de sang ? Sinon, tout est déjà là. Évidemment, pas depuis hier : dès 2017, Kadavar traversait déjà son propre scénario de fin du monde avec « Rough Times ». Huit ans plus tard, le constat est sans appel : tout est devenu bien, bien pire. Une fois encore, la royauté berlinoise du rock répond à cette réalité par la musique, avec un son nettement plus brut, plus massif, plus compact et plus sombre que sur ses dernières productions : « K.A.D.A.V.A.R. » est comme un deuxième premier album, une nouvelle œuvre de référence qui marie l’obsession des riffs de leurs débuts à la créativité cosmique de leur nouvelle formation à quatre.
« K.A.D.A.V.A.R. » est un album comme autrefois. Mais vu à travers le prisme du précédent. « En réalité, cet album était déjà en germe dans le précédent », explique Tiger Bartelt. « C’en est comme le négatif. » Là où le disque précédent explorait davantage les méandres, celui-ci retrouve le groove. Là où dominaient les atmosphères aériennes, le riff reprend le pouvoir. « Nous revenons volontairement à nos fondamentaux », ajoute Lupus Lindemann. « Nous voulions retrouver de gros riffs, nous avions envie de refaire un hard rock lourd et massif. »
Kadavar est redevenu le groupe d’autrefois. Tout en étant entièrement nouveau. Bienvenue à la maison.
Björn Springorum