Dès le 2 juin, la Nef se transforme en une vaste scène contemporaine : le Grand Palais d’été revient pour une deuxième édition ambitieuse et résolument pluridisciplinaire, célébrant la création sous toutes ses formes ! Théâtre, danse, concerts, performances : pendant deux mois, le Grand Palais devient le lieu d’expériences partagées, de découvertes et de grandes célébrations. Artistes français et internationaux investissent la Nef avec des pièces inédites et des spectacles réinventés spécialement pour cet écrin unique.
À l'issue de certaines représentations, les soirées After Nef prennent le relais sous la verrière : concerts, DJ sets et cartes blanches musicales prolongent l'énergie des spectacles dans une ambiance festive.
La magie se poursuit aussi avec Ciels, l’œuvre lumineuse du collectif Visual System, qui sublime la verrière d’une création visuelle monumentale. Un projet rendu possible grâce au mécénat de la Fondation ENGIE.
Nouveauté cette année : les samedis matin s’ouvrent à la danse avec les ateliers gratuits Grand Mouvement. Aux côtés des artistes invités, vous prenez part à un élan commun porté par l’énergie de la saison.
Plusieurs temps forts s’inscrivent dans le cadre de la Saison Méditerranée 2026, mettant à l’honneur des dialogues artistiques et culturels qui traversent les territoires et les imaginaires des deux rives.
Plurielle, accessible et résolument vivante, la saison estivale Grand Palais d’été vous invite cette année encore à partager l’art autrement, au cœur de Paris.
Laure Prouvost
Nous, frissons d’étoiles
Expositions
10 juin - 26 juillet 2026
Du lundi au dimanche, de 10h à 19h30
Entre atomes et particules, Laure Prouvost vous entraîne dans une échappée sensorielle inédite. L’artiste présente sous la verrière du Grand Palais une œuvre monumentale mêlant vidéo, sculpture, sons, odeurs et lumière, issue de deux années de recherches autour de la physique quantique. Laure Prouvost vous propose de voir le monde autrement.
Tout commence par une question vertigineuse : "Que pourrait-on ressentir en percevant la réalité d’un point de vue quantique ?"
Théorisée il y a un siècle, la physique quantique décrit le comportement de la matière et de l'énergie à l’échelle des atomes et particules. Elle repose sur des probabilités plutôt que sur des certitudes et bouscule notre manière habituelle de comprendre le monde. Pour réaliser ce projet, l’artiste Laure Prouvost a mené deux ans de recherches avec le philosophe Tobias Rees et le scientifique Hartmut Neven. Ayant eu accès à un puissant ordinateur quantique, elle a créé des images et des sons qui reflètent le caractère sensible et imprévisible de ces systèmes.
À l’entrée de l'exposition, un tunnel vous mène vers un environnement éblouissant habité par The Beginning, une sculpture cinétique monumentale. Animée par le son et la lumière, dotée de six membres, celle-ci est à la fois omniprésente et évanescente, imposante et fragile, cosmique et terrestre. En son centre, une vidéo intitulée We Felt A Star Dying vous relie à la matière sous toutes ses formes : vivante et non vivante, naturelle et mécanique, de l’infiniment petit à l’infiniment grand.
Autour, des éléments fantaisistes aux allures de météorites, les Cute Bits (clin d’œil aux qubits, unités de l’informatique quantique) sont suspendus à la verrière et évoquent le phénomène quantique de l’intrication, qui relie deux particules de manière instantanée, quelle que soit la distance qui les sépare. Certains prennent la forme de casques, dans lesquels vous pouvez entendre leurs voix et sentir leur odeur métallique et minérale.
L'installation Nous, frissons d’étoiles s'organise autour d’une sculpture cinétique monumentale dotée de six membres qui se déploie dans l’espace. Animée par le son et la lumière, elle est à la fois omniprésente et évanescente, imposante et fragile, cosmique et terrestre. En son centre, une vidéo vous relie à la matière sous toutes ses formes. Autour, des éléments fantaisistes aux allures de météorites, les Cute Bits (clin d’œil aux qubits, unités de l’informatique quantique) évoquent le phénomène d’intrication. Certains prennent la forme de casques, dans lesquels vous pouvez entendre leurs voix et sentir leur odeur métallique et minérale.
Son spatialisé, filaments qui frôlent les corps, projecteurs éblouissants, coussin enveloppant sur lequel s’allonger pour découvrir la vidéo, plateformes et bancs de sable sont tout autant de stimuli sensoriels qui vous plongent dans cet environnement dilaté. Laure Prouvost nous révèle un monde interconnecté où "nous ne faisons qu’un", où "we are we".