©Julien Benhamou
1964 : Hello Dolly est créée à New-York, et très vite devient un incontournable de Broadway.
1969 : Barbra Streisand endosse le rôle pour le cinéma (pour lequel elle n’était qu’un choix mineur) et le film est couvert de distinctions lors de la remise des Oscars 1970. Walter Matthau incarne le bourru Horace Vandergelder sur qui Dolly a pointé sa flèche…
Les Champs-Elysées méritent bien leur qualificatif de « plus belle avenue du monde » car c’est au Lido2Paris que nous pouvons y voir le Must du Musical, ce genre tellement particulier dans lequel les Anglos Saxons excellent.
Jean-Luc Choplin, à qui l’on doit les grandes heures du Musical au Châtelet, nous offre ici LE spectacle parfait pour illuminer les fêtes et les prolonger car compte tenu du succès, HELLO DOLLY est prolongé.
Dès l’arrivée, le long corridor qui nous même à l’entrée de la salle nous plonge dans l’univers du spectacle grâce à un écran qui restitue à la perfection les couleurs du spectacle.
Accueillis ensuite par le personnel de la salle habillés de couleurs printanières, qui font vite oublier les frimas de l’hiver, on entre dans la salle, éblouit par le lieu qui a subi une belle rénovation ; le show commence et la magie opère : dès le premier tableau, nous voici entraînés dans un tourbillon de danses exécutées à la perfection, de costumes colorés et frofroutés à souhait, un orchestre qui bat la mesure, et une histoire de marieuse qui n’a pas froid aux yeux ni la langue dans sa poche.
Caroline O’CONNOR qui interprète le rôle principal est époustouflante, à croire que toutes les fées se sont penchées sur son berceau à sa naissance : des yeux bleus immenses dans lequel on pourra s’y noyer, une voix puissante, aisance dans la danse ainsi qu’une très grande palette de jeux qui lui fait passer aisément de l’image de femme redoutable à celle de jeune fille candide. Elle est véritablement la perle du spectacle, et occupe quasiment tous les tableaux deux heures durant.
Les tableaux s’enchaînent et l’entracte arrive, et on repart encore plus enthousiasmé pour la seconde partie qui verra se concrétiser les espoirs des uns et des autres, avec à la clef quelques tableaux époustouflants comme celui de la chanson titre Hello Dolly où parée d’une robe rouge flamboyante, Caroline O’Connor nous sidère par la force de sa voix et son incroyable présence scénique.
Le spectacle se termine, chacun aura trouvé chaussure à son pied, et c’est chaque fois par une standing ovation que le public salue la troupe et les comédiens.