On a rencontré Jyeuhair à l’occasion de la sortie de Mylnui, son tout premier album. Avec son sourire contagieux, l’artiste révélé par la saison 3 de Nouvelle École sur Netflix n’a pas manqué de faire quelques blagues tout en signant, pour l’occasion, quelques vinyles destinés à ses fans. Il nous a parlé de ses débuts, de ses influences, et de la façon dont il se réinvente sans cesse.
> Découvrez toutes les dates de la tournée de Jyeuhair
D’abord la nouvelle école saison 3 et maintenant ton CD. Tu arrives à réaliser ?
"Nouvelle école, c'est bon, c'est réalisé depuis un moment. Par contre, mon CD à la Fnac, je ne sais pas si je réalise tout de suite. Et puis ma grosse tête au niveau des caisses, c'est assez impressionnant. Ça vient tout juste de sortir, donc je suis encore la tête dans le taf. Je pense que je vais réaliser petit à petit."
Tu peux nous rappeler comment tu es tombé dans la musique ?
"La musique, ça a toujours été présent chez moi grâce à mes parents et mes frères. La pratique est arrivée en troisième, quand on nous avait filé des ordinateurs pour le brevet. J'ai plutôt téléchargé des logiciels pour créer, et au fur et à mesure, c'est devenu de la musique. Je me suis mis à kiffer et à en faire pleinement."
Tu as un enfant des années 90. Tes références, tes inspirations ? Quelqu’un t’a influencé ?
"Michael Jackson et toute la vibe West Coast américaine : Dr. Dre, Snoop Dog et 50 Cent. Aussi, les jeux vidéo de cette époque, comme la PS1, m’ont inspiré. En gros, cette période hip-hop des années 90, à la fois West Coast et East Coast, m’a beaucoup marqué."
Est-ce que tu as une collaboration rêvée ?
"J'en ai trop. Rhema, par exemple, c’est une grosse envie."
Est-ce que ta musique et tes influences évoluent avec le temps et les technologies ?
"Totalement. C'est au cœur de ma démarche. Je suis curieux et je continue à créer tant qu'il y a de nouvelles choses qui m'attirent. Chaque nouveauté, qu’il s’agisse de styles ou de pratiques, m’inspire et fait partie de mon processus créatif."
Dans ton album Mylnui, qu’est-ce que tu veux véhiculer ?
"Beaucoup de choses. C'est un peu une carte de visite, avec diverses thématiques liées entre elles. Ça parle de réflexions personnelles, de psychologie, et de la vie en général. En réalité, chacun peut y voir ce qu’il veut."
Tu es multi-casquettes : compositeur, monteur, interprète. Comment gères-tu tout ça ?
"Je ne vois pas ça comme une gestion, mais plutôt comme une curiosité. Je fais ces choses parce que ça me fait kiffer. Maintenant, je suis entouré de personnes qui partagent et gèrent avec moi ces casquettes en suivant mes directives."
Sur scène, à La Cigale ou à la Maroquinerie, comment gères-tu la pression ?
"C’est différent à chaque fois. Par exemple, la Maroquinerie avait une ambiance punk qui me correspondait. Mais pour La Cigale, ce sera un autre défi. Chaque salle apporte une pression différente, et je m'adapte."
As-tu une salle ou un lieu rêvé ?
"Pas vraiment. Il y a des endroits que j’aimerais tester, mais je n’ai pas de lieu iconique en tête. Je veux juste faire plein de choses."
As-tu un conseil pour ceux qui n’osent pas se lancer dans la musique ?
"Si vous y allez avec le cœur, la passion et le travail, ne vous inquiétez pas. Le tri se fait tout seul. Si vous devez aller jusqu’au bout, vous y arriverez. Sinon, vous ferez autre chose. Mon conseil, c’est de bosser et de voir ce qui vient."