En quelques mots

Yeah Yeah Yeahs incarne alors un trio d’un nouveau genre, travaillant ensemble comme un seul homme, tandis que chacun garde sa propre personnalité et apporte sa propre contribution. On pourrait en quelque sorte les comparer à  Earth, Wind, and Fire composé de trois membres. Mais en fait non, ce n’est pas une bonne idée. Difficile en effet d’avoir un jeu plus juste et précis que celui de Brian Chase à la batterie, même lorsque le groupe s’aventure dans le free-jazz à ses temps perdus - et l’on sent de la rigueur et de l’expérience même derrière les plus simples rythmiques. La guitare de Nick Zinner repousse – avec vigueur - le formalisme de Chase, inscrivant le groupe dans une veine rock & roll résolument couillu, crade et destroy. Pendant certaines envolées, la batterie de Chase semble reliée à la voix kaléidoscopique de  Karen O qui, comme le souligne le New Yorker, pourrait faire un tabac même "avec un simple micro et une paire de maracas." It's Blitz marque à la fois un retour en arrière et un pas en avant pour Yeah Yeah Yeahs. Le synthé vintage Arp de Zinner – celui-là même que l’on entend dans les disques de The Cars, Joy Division et Kraftwerk – est à l’origine de mélodies atmosphériques ("Skeletons"), d’influences disco ("Dansez jusqu’à en mourir !" chante Karen dans "Heads Will Roll") et d’une touche mélodramatique New Wave ("Soft Shock").   "Nous avons gardé les sensations de l’adolescence," déclare O. "C’est quelque chose que je n’arriverai jamais à faire disparaitre de la musique que j’écris. C’est un peu comme un film de John Hughes des années 80." Mais cet attachement au passé, n’est pas non plus nostalgique. "Je crois que l’on sent un certain équilibre dans cet album," déclare Brian Chase. "C’est le reflet de notre transformation et de la manière dont nous avons évolué en tant qu’individu."

Son actu

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