En quelques mots

Est-il vraiment un chanteur populaire ou un bien plutôt un performer arty ?

Auteur, compositeur, interprète, Wladimir Anselme est aussi dessinateur, vidéaste, dessin-animateur, truqueur, poète et feuilletoniste. Définitivement inclassable, mais puisqu'il faut bien quand même (!), rangeons-le parmi les francs-tireurs, les têtes brûlées et les doux excessifs.

Avec une joie impertinente, une séduction immédiate, il charrie tout un univers de romances sauvages, épiques et dérisoires, de polars extatiques et de carnavals glamoureux. Un monde peuplé de personnages à haute tension, des satellites en chute libre, qui parfois s'entrechoquent, se répondent. Où l'on croise également Fantômas, Cassius Clay, et Robert de Niro. Il s'en fait le passeur, témoigne de leur écho, chuchote confidences, naufrages et carillons goguenards. Et par le jeu, l'écriture, le souffle, le rythme, la suggestion, explore à la manière d'un Borges, les mouvements incessants et les ramifications de ce monde traversé d'herbes folles.

Il va aussi chaparder des trucs – cette fois en véritable bandit - dans les chansons de Caetano Veloso, The Red Krayola ou dans l'écriture claire et lumineuse d'Apollinaire, pour bricoler une musique, fine et mélodieuse, empruntant moins au jazz désormais, qu'à une sorte de free-rock, intempestif et secret.

Son actu

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