En quelques mots

 Dans la lignée des grands maîtres tsiganes disparus, Urs Karpatz, comme surgi d’un film de Kusturica ou de Tony Gatlif, propose une musique personnelle sans frontière, tout en s’affichant fidèle au grand creuset tsigane qui s’étend d’ Europe Centrale au Nord de l’Inde via les Balkans.

Fondé en 1993 par Dimitri, personnage atypique passionné de chants tsiganes et ancien dresseur d’ours, cet ensemble musical polyphonique et polyrythmique, est loin d’être un groupe ordinaire. Avec plus de mille concerts autourde la planète en treize ans d’existence, huit albums et plusieurs distinctions, il est incontestablement l’une des références les plus authentiques, fidèle au creuset musical et vocal tsigane. ne cesse depuis de parcourir la planète, autant à l’aise à se produire en acoustique en des lieux sacres, qu’amplifié sur la scène du Bataclan à Paris.

Sans la moindre concession à la mièvrerie, Urs Karpatz joue et interprète en Romanès, la langue des tsiganes, un répertoire de grande qualité. Dimitri et ses comparses pratiquent tous les prodiges que l’on attend d’eux : la musique vibre, brûle, vit, pleure, explose de joie sous l’impulsion de musiciens virtuoses et de chanteurs authentiques. Les instruments, violons, percussions cymbalums, accordéons, contrebasse, clarinette, saxo et autres flûtes se mêlent ainsi judicieusement aux voix.

Auteur de 7 enregistrements discographiques, lauréat 2001 du Prix Romanès, Urs KARPATZ prend toute sa dimension sur scène. La complicité avec le public s’installe sans peine, les muscisiens laissent éclater leur vitalité débordante et leur joie communicative.

Au son des violons, cymbalums et accordéons, la musique vibre, brûle et explose sous l’impulsion d’une telle virtuosité. Un superbe voyage sur la trace de cette culture nomade. Une très belle histoire à vivre et écouter, typique et authentique, tout comme leur musique !

Son actu

Pause musicale