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En quelques mots

Grotesque, satanisme, drogue et violence : un portrait hystérique de Marilyn Manson pourrait se dessiner avec ces catégories, tant le personnage a fait couler d'encre depuis ses débuts dans le metal. Signé par Trent Reznor, leader de Nine Inch Nails sur son label Nothing en 1993, Marilyn Manson sort en 1994 "Portrait of an American Family". La reprise deSweet Dreams d'Eurythmics par Marilyn Manson permettra de le faire connaître du grand public en 1995. La tournée qui accompagne le sortie d'"Antichrist Superstar" en 1996 est émaillée de scandales, tant les performances scéniques du groupe jouent avec le subversif. L'iconographie de Marilyn Manson, outre ses illustres références (Charles Manson et Marilyn Monroe), s'enrichit alors de thèmes religieux dévoyés. En 1998 sort "Mechanical Animals", puis "Holy-Wood (In the Shadow of the Valley of Death)" en 2000.

Une nouvelle reprise (Tainted Love), parue dans la BO du film Not Another Teen Movie, inaugure la sortie de l'album "The Golden Age of Grotesque". A la même époque, le documentaire de Michael Moore sur le massacre du lycée de Columbine permet au public de découvrir la personnalité posée et réfléchie de Marilyn Manson, accusé d'avoir suscité la violence des deux meurtriers par ses chansons. Marilyn Manson s'illustre avec la reprise de Personal Jesus en 2005 et sort en 2007 l'album "Eat Me, Drink me". Quand le bouffon de l'Amérique dénonce les violences sociétales, l'Amérique n'a qu'à bien se tenir...

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