En quelques mots

Avec sa bouille malicieuse, on la croirait tout droit sortie d'un dessin animé : Elle qui est née Aurélie N’Guyen, à la tombée des années 80, s’est toujours entendue appelée Little, en raison de sa taille (Haute comme trois pommes, peut-être quatre : 1m58 sous la toise) et peut-être aussi de l’univers confiné qu’elle est parvenue à bâtir autour d’elle.

Son intérêt pour la musique, durant l’adolescence, ne ressemblera jamais à une passion dévorante, préférant le dessin, plus volontiers du genre à papillonner sur les ondes pour y butiner les tubes du moment. En découvrant un jour cet essaim de filles à peine plus âgées qu’elle : les Lene Marlin et surtout Avril Lavigne, elle se pique d’en faire autant, sans ambitions affichées.

Elle poste ses titres sur son Myspace et très vite, les connexions s’embrasent et les compliments pleuvent. Sa rencontre avec l’arrangeur Ludovic Bource, connu pour son travail de reconstitution minutieux pour la B.O. de OSS 117 (et ses arrangements pour Alain Bashung), va littéralement transformer ces vœux flous en une nette et belle évidence. Véritable orfèvre en matière d’orchestrations, comme en témoigne le groovy premier single Je veux des violons, Ludovic apporte aux mélodies ingénues et aux textes à multiples lectures de Little un supplément de chair en préservant leur petit cœur palpitant. Grâce à lui, elle s’éloigne du feu de camp des folkeuses pour un véritable feu d’artifice pop, aux réminiscences sixties et seventies discrètes mais avant tout parfaitement contemporain.

L’acidulé naturel de la voix de Little, son velouté encore enfantin, reste évidemment l’atout maître de ces chansons où elle se met en scène alternativement en fille sensée ou en peste, en confidente lucide comme en tête de linotte impatiente.

Aujourd’hui qu’elle s’apprête à entrer en scène, toujours guidée par sa bonne étoile, Little est peut-être déjà grande....

Son actu

Pause musicale