En quelques mots

Trois frères. Issus des rues sales et glauques de Congleton, au nord de l'Angleterre. Elevés, comme tous les fans de Manchester United, au régime "Cantona-Coogan-Cobain", ce qui couvre à peu près tout ce qu'il faut savoir dans la vie !

Agés de 18 à 23 ans et avec plus de 300 concerts à leur actif, ces enfants d'immigrés irlandais, ont bâti leur rock sur les cendres de la scène américaine des années 1990 (Smashing Pumpkins, Nirvana) mais aussi sur celles du post-punk de Manchester (The Smiths, New Order). Alliant la distorsion à un certain lyrisme pop, on pense également à Silverchair, une autre jeune fratrie du rock post-grunge. Avec des refrains accrocheurs, des grosses guitares alternant mélodies pop et déflagrations punk et des constructions de morceaux sans faille, ils peuvent désormais prétendre au statut de nouvelles stars d'un rock "tubesque" et transgénérationnel.

Repéré par le label français Discograph, le groupe, a été présent dans tous les festivals de rock en Europe, et a fêté son 500ème concert, alors que leur 1er album éponyme s'écoulait à plus de 40 000 exemplaires. Leur nouvel opus, ils l'ont enregistré au mythique Rockfield Studios qui a vu passé au cours des 40 dernières années tous les grands groupes, de Queen à Oasis... Kill The Young porte un regard critique sur l'époque contemporaine, comme en témoigne leur nom mais aussi le titre de leur nouvel album: « Proud Sponsors of Boredom ». Ces expressions ironiques et provocantes font allusion à un monde qui pousse à la consommation, qui entrave les envies de liberté et qui prend l'esprit en otage par la télévision et la publicité. Voilà de quoi alimenter des chansons actuelles et contestataires.

Ils ont quelque chose de pétillant, de rageur et de fondamentalement attachant, à l'image de leur musique : des riffs imparables avec des touches de pure pop. Tout est dans la puissance, la passion, mais on peut aussi avoir des mélodies sexy et raffinées, chaloupées et suaves comme du bon vin.

Son actu

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