En quelques mots

Celui que l'on considérait comme la tête de file du rap hardcore dans les années 90 s'est converti à l'Islam et prône désormais un message de paix.

Alix Mathurin, alias Kery James, débute très jeune dans le rap : sur Ragga Jam, une chanson de l'album "Qui sème le vente récolte le tempo" de MC Solaar, puis à travers son groupe Ideal J, avec qui il défraie la chronique.

Le disque "Le combat continue", qui sort en 1998, ne fait pas dans la dentelle : le rap hardcore y dénonce l'Etat français. Mais un an plus tard, après l'assassinat de Las Montana, Kery James change de discours et remise la violence au placard.

Son premier album solo, "Si c'était à refaire...", sort en 2001. Aucun instrument à cordes ou à vent n'est présent, du fait de ses nouvelles convictions religieuses. Mais en 2005, la nécessité d'exprimer son regard critique le pousse à sortir l'explosif disque "Ma vérité".

Peu avant, Kery James avait chaperonné le projet  "Savoir et vivre ensemble", compilation des meilleurs artistes rap français, fédérés autour d'une réflexion sur le message fondateur des religions : paix, amour et tolérance.

Quatre ans plus tard, Kery James signe un album éponyme comprenant les collaborations de Grand Corps malade, Vitaa ou Charles Aznavour.

Le rappeur a frappé fort.

Son actu

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