En quelques mots

Né dans le berceau du reggae, à Montego Bay, en Jamaïque, Siccature Alcock, alias Jah Cure, fait partie de ces artistes au parcours peu commun et dont le talent force les obstacles, la prison en l'occurrence.

Héritant son nom de Capleton, qu'il a rencontré à Kingston, en même temps que Sizzla, il connaît un coup d'arrêt deux mois avant la sortie de son premier album, lorsqu'il est arrêté pour viol sous la menace d'arme, fait qu'il niera toujours, puis condamné à 15 ans de prison.

De sa prison cependant, trois albums sortent tour à tour. Sous l'impulsion d'artistes, dont Sizzla, Capleton, Jah Mason ou Buju Banton, Free Jah Cure rassemble les titres enregistrés précédemment. Grâce à un programme de réinsertion spécial qui lui permet de continuer à enregistrer derrière les barreaux, l'artiste peut laisser libre cours à sa créativité et sort de futurs grands tubes comme Jamaïca ou Goog Morning Jah Jah, qui lui permettent de se maintenir dans l'esprit de la population.

Un coup de maître puisqu'à sa sortie de prison, en 2007, il est plus célèbre qu'en y entrant. Ghetto Life (2003) et t Freedom Blues (2005), réalisés également pendant sa captivité, l'ont élevé au rang de star martyre, comme en attestent l'engouement suscité et le festival The Curefest organisé en son honneur. Figure désormais incontournable du reggae, il a sorti deux albums supplémentaires, True Reflection en 2007 et The Universal Cure en 2009.

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