En quelques mots

Lalala, le dernier album de GiedRé est-il celui de la maturité ?
 
Cette formule consacrée ne signifie pas grand-chose, surtout si on l’applique à cette douce asperge balte aux allures de schtroumpfette, qui vient de fêter ses trente ans.
Disons que "Comme tout le monde", "Pas des hommes" ou "Quand on est mort" sont des chansons moins guillerettes, plus sombres.
Désormais le rire s’étrangle car il dévoile sa lucidité. Tout rigolarde qu’elle soit, GiedRé pointe la souffrance des petits, des sans-grades. Mais sans jamais verser dans l’indignation consensuelle. Au sens premier du terme : GiedRé compatit. Et
cette compassion abrasive ne se drape d’aucun tabou, sinon la générosité.
 
Elle est drôle, GiedRé : à se déboiter la mâchoire !
Un sens comique implacable, ouvragé par sa formation de comédienne, à l’ENSATT. Tout son tour de chant (nous ne sommes pas au concert, pas non plus au théâtre, mais quelque part entre le music-hall et le stand-up) est un authentique spectacle, verrouillé comme un château de cartes. Une sorte de boite a bijou dont chaque joyau serait épicé de sang frais, saupoudré de malaise et relevé d’un zeste de sadisme.
 
Baladine nomade, elle a, au gré de ses albums (depuis 2011 : Mon premier disque, Mon premier CdVd et MoN PREMIER ALbuM geNRe PaNNiNNi, tous les trois auto?]produits et auto?]distribués ; MoN PREMIER ALbuM VeNdu daNS LeS VRAIS MAGASINS et MoN PReMieR aLBuM aVeC D'auTReS iNSTRuMeNTS Que JuSTe La GuiTaRe, également auto?]produits et distribués par la Fnac) parcouru les routes de France et les salles parisiennes (La Cigale, l’Olympia…) pour faire rire et glacer.
 
Après un an d’absence, GiedRé va reprendre le chemin des routes de France, pour ce qu’elle appelle ses « tournantes ».

Son actu

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