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MUSEE DE L'ORANGERIE

JARDIN DES TUILERIES -COTE SEINE
Place de la Concorde
75001 PARIS 01

Comme son nom l’indique, le musée de l’Orangerie est installé dans une ancienne orangerie, édifiée en 1852 par l’architecte Firmin Bourgeois et achevée par son successeur, Ludovico Visconti pour y abriter les orangers du jardin des Tuileries. Longue boite de pierre, vitrée au sud (côté Seine), aveugle au nord (côté jardin), l’édifice a reçu un décor sobre -comme un bâtiment utilitaire- mais conforme au répertoire architectural classique -pour l’accorder au voisinage de la place de la Concorde.

Utilisé par la IIIé République comme dépôt de matériels, ainsi que de rares expositions de peinture, il est attribué en 1921 à l’administration des Beaux-arts.

C’est alors que, sur la proposition de Georges Clemenceau, Claude Monet choisit d’y installer le grand ensemble mural des Nymphéas, auquel il travaille depuis 1914. Les 8 années qui s’étendent de ce geste fondateur à la mort du peintre (5 décembre 1926) et à l’ouverture du musée au public (17 mai 1927) sont vouées à des négociations tendues avec les pouvoirs publics. Monet règle lui-même l’aménagement intérieur. L’architecte, Camille Lefèvre, ne fait qu’appliquer ses directives, dans un style marqué par le goût « art déco » du moment.

Un 2nd événement achève l’identité du musée : l’acquisition (1959 et 1963) de la Collection Jean Walter et Paul Guillaume, Pour loger l’ensemble, une 2nde campagne de travaux, dirigée par un nouvel architecte, Olivier Lahalle, supprime la galerie d’expositions et divise le bâtiment en 2 niveaux (1960-1965), avant une 3éme campagne de travaux (1978-1984) destinée à consolider le bâtiment et à rafraîchir l’intérieur.

De nouveaux travaux (2000-2006) sont menés en étroite collaboration avec l’auteur du projet, Pierre Georgel, par l’architecte Olivier Brochet pour l'aménagement intérieur, et, pour l’extérieur, par l'architecte en chef des monuments historiques, Michel Goutal. Les Nymphéas retrouvent la lumière du jour et un environnement en accord avec leur sens, la Collection Jean Walter et Paul Guillaume affirme son identité historique et esthétique, l’architecture du Second Empire redevient lisible… et le public jouit enfin de conditions d’accueil dignes de sa fidélité et de sa ferveur.