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La Maison Tellier

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Bâtie sur les rives des côtes normandes, La Maison Tellier ne ressemble à aucune autre ; ses fondations laissent entrevoir la volonté de célébrer un mariage heureux entre des influences musicales plutôt anglo-saxonnes (Palace Brothers, Bob Dylan, Calexico…) et un goût certain pour la littérature d’une langue natale plutôt française (le nom du collectif rend d’ailleurs hommage au recueil de Maupassant).  Les Tellier sont des gens curieux qui ont décidé d’honorer la vie sans la prendre au sérieux en jouant un folk/blues inspiré de tous les plaisirs, sanguins et charnels.

Depuis 2004 et la fondation de la Maison Tellier, le collectif s’est étoffé. Du duo originel, on passa au quintet lors de la publication du premier album (La Maison Tellier, 2006). Là, le collectif bluffait son monde grâce à sa révision « laid back » du Killing in the name de Rage Against the Machine. On avait cru à une blague adolescente. Un truc improbable à l’impact singulier : frisson chez les branchés. Assaut des playlists radio jugées imprenables. Accueil fébrile de la presse. Bienveillance des spécialistes réputés austères...

Probable que face à pareil emballement, d’autres auraient exploité le filon et revisité au folk les blockbusters du rap/rock US. Les Tellier, eux, proposaient alors Second souffle (2007), manière de manifeste amoureux dédié aux "harmonies vocales, aux mélodies qui claquent, aux ambiances subtiles" . Ajouter : aux textes tragiques, à frémir. Même lorsque évoquant la tendresse, les grands espaces ou les airs de fêtes.  Avec ce deuxième album, un constat s’imposa : un sens, presque un principe issu de la tradition folk-rock américaine se poursuivait toujours en France. Et ces "garçons fermiers" en étaient les précieux dépositaires. 

En 2010, sort L'art de la Fugue (3ème Bureau), un troisième album sous forme d’hommage au spectre des musiques des extrêmes d’Amérique.