En quelques mots

En quête de la nouvelle Amy Winehouse ?

Laissez tomber Adele, Duffy ou encore Gabriella Cilmi. La dernière soul sister a grandi dans le Massachusetts et porte des caleçons. Son nom : Eli « Paperboy » Reed, un jeune prodige blanc de 26ans. Son deuxième album, Roll With You a été la bombe de 2008, une bombe qui semblait tout droit catapultée des années 1960 et des archives des mythiques studios Stax. On jurerait entendre le fantôme d'Otis Redding, un contemporain de Sam Cooke, un compagnon de route de James Brown. Des légendes de la soul et du rhythm and blues, qu'Eli Reed côtoie depuis qu'il est tombé dans la collection de vinyles de son critique musical de père.

A 18 ans, le natif de Brookline, dans la banlieue de Boston, part en pèlerinage : direction Clarksdale, dans le nord-ouest du Mississippi, berceau du blues. Sur les terres de John Lee Hooker, le légendaire batteur Sam Carr joue pour lui les guides de luxe. Septuagénaire mais toujours vert, le musicien aide le jeune « Paperboy » - un sobriquet sur son chapeau hérité du lycée - à fourbir ses armes dans les juke joints du Delta, ces clubs de blues au public exigeant. Guitare en bandoulière, un groupe local dans le dos, Eli mouille le costard.

Tantôt crooner, tantôt rageur

Après neuf mois de ce régime enfiévré, Eli remonte le Mississippi, intègre l'université de Chicago et joue l'organiste dans le quartier noir de South Side au sein de l'orchestre de gospel de Mitty Collier, magnifique voix soul des années 1960. Puis le chanteur rentre au bercail et publie, en 2004, un premier disque de reprises remarqué. Désormais flanqué de sept musiciens, les True Loves, il délivrait en 2008 Roll With You : 11 chansons originales, histoires d'amour balancées tantôt crooner, tantôt rageur. Et tant pis pour les grincheux qui diront qu'Eli Reed n'a rien inventé...

Son nouvel album "Come and get it" est prévu pour le mois de Mai prochain, et de nouvelles dates de concert sont d'ores et déjà annoncés.





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