En quelques mots

Si le blues était une musique d’enfant de chœur, ça se saurait depuis longtemps. Au contraire, c’est bien connu : à chaque bluesman son mythe et sa traversée du Styx.

Pour Big Ed, ce fût son enfance dans les bas-fonds de Brooklyn où il a passé des heures à aiguiser ses talents de guitariste et d’harmoniciste tout en regardant ses amis tombés comme des mouches, victimes de la drogue et de la guerre des gangs. Un éxutoir salvateur qui lui a ouvert les portes de la scène musicale new-yorkaise où il a été l’une des têtes d’affiche régulières du Manny’s Car Wash, le temple du blues de NYC. Ed s'est aussi produit lors de nombreux festivals organisés dans sa ville et il fut l'un des membres fondateurs des Rebel Rockers, un groupe qui fut produit par Brian Setzer. C’est ainsi qu’un soir, au détour d’un club de la Grosse Pomme, il croise le manche avec Popa Chubby, son futur producteur. Une révélation.

Depuis, les deux gaillards collaborent à la reconnaissance de la nouvelle école new-yorkaise et Popa ne manque pas d’éloge pour son poulain : «Il tire de son manche des notes qui n’existent pour ma part que dans mes rêves, le tout d’une façon qui vous file systématiquement la pêche ».

Avec sa dégaine à la Jimmy Vaughan, Big Ed Sullivan évolue toujours dans un registre blues/rock et jump comme en témoigne présenter son dernier album « 300 Pounds of Brooklyn Love » (octobre 2006).

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