En quelques mots

Pendant plus de dix ans, La Tordue a constitué l’un des groupes phares de la nouvelle chanson française. Après son dernier concert donné en décembre 2003, le groupe « La Tordue » se sépare, depuis  Benoît Morel, chanteur parolier de la formation, avance en solitaire. Le bonhomme n’a rien perdu de sa plume, et prend toujours un malin plaisir à jouer avec les mots. Chaque rime est ciselée au plus fin. La critique sociale héberge la poésie, le temps d’un tour de sillon. Son premier album solo « Félin pour l’autre » est sorti à l’automne 2006.

La Tordue derrière lui, Benoît Morel vient nous livrer sa petite grammaire de l’intime sur une partition du toulousain John Bonga. De sa belle voix grave, il nous parle d’amour, de doutes, d’élans, de désirs, de paternité, mais aussi de ses coups de griffes citoyens. Ses chansons chaleureuses ronronnent au coin du feu, bercées par des guitares andalouses et des tempos métissés, avec un petit côté Le Forestier pour les ballades, et Bobby Lapointe pour les jeux de mots. Que ce soit en tant que « Chats pelés », en « B du chat » ou simplement comme Benoît, on l’adopte bien volontiers.

Dispensés par sa voix forte et élégante, ses écrits tanguent toujours entre l’engagement astucieux et le romantisme aiguisé, et méritent une attention toute particulière pour en saisir les mille et unes subtilités. La musique est quant à elle surprenante : une sacrée dose de chaleur, largement hispanisante, à grand renforts de cuivres ensoleillés et de guitares flamenca claquantes.

Benoît Morel : Du sens et du son…

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