En quelques mots

La première critique qu’il signe pour Les Cahiers du Cinéma porte sur La Peau douce de François Truffaut, c’était en 1964, André Téchiné avait 21 ans et venait de débarquer à Paris, en provenance de son Tarn-et-Garonne natal. 

5ans plus tard, il réalise Paulina s’en va, avec Bulle Ogier, le film est remarqué à la Mostra de Venise mais ne connaîtra une distribution dans les salles qu’en 1975, 6mois avant son 2éme film, Souvenirs d’en France, où résonne le rire de Marie-France Pisier. 

Isabelle Adjani vient ensuite, associée à Gérard Depardieu, dans Barocco (1976), puis aux côtés d’Isabelle Huppert et de Marie-France Pisier pour Les Soeurs Brontë (1979). Hôtel des Amériques, avec Patrick Dewaere, marque sa rencontre avec Catherine Deneuve, qu’il retrouvera par la suite, avant que Rendez-vous (1985) ne révèle Juliette Binoche.

Un des rares cinéastes français de sa génération à avoir su maintenir le cap qu’il s’est donné sans déroger aux principes acquis par une pratique cinéphilique jamais démentie, André Techiné a su conserver le goût d’expérimenter, livrant ainsi des films aussi risqués que Les Roseaux sauvages (1994), une de ses plus belles réussites, ou Loin (2001), qui dessinent le portrait d’êtres en mouvement et le tableau d’une société en mutation.
 
Il exprime cette même ambition à travers des productions plus solides en apparence, comme Les temps qui changent (2004), avec Catherine Deneuve et Gérard Depardieu, Les Témoins (2007), évocation audacieuse des années Sida, et La Fille du RER (2009), inspiré d’un fait-divers récent. 

Il vient de porter à l’écran le roman de Philippe Djian Impardonnables, avec Mélanie Thierry, Carole Bouquet et André Dussollier. André Téchiné incarne la permanence d’une certaine idée du cinéma, qu’il sert avec éclat depuis plus de quarante ans.

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